justice
pluralite_des_genres
egalite
diversite_sexuelle

Vidéos

Entrevue - CIRFF 2015 | Enquête sur la visibilité lesbienne et la lesbophobie (Sos homophobie)

25 août 2015, Université du Québec à Montréal

Entrevue de la Chaire de recherche sur l’homophobie produite dans le cadre du colloque « Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politiques » au Congrès international des recherches féministes dans la francophonie 2015.

Avec Tania Lejbowicz, coordonnatrice de l'Enquête sur la visibilité lesbienne et la lesbophobie (2015) de Sos homophobie (France) 

Résumé : Présentation des principaux résultats de l’enquête. Avec plus de 7000 répondantes, cette enquête montre que la stigmatisation sociale à l’égard des lesbiennes et des femmes considérées comme telles demeure une réalité inacceptable : 59% d’entre elles ont vécu une situation de lesbophobie au cours des deux dernières années. Donner plus de visibilité aux lesbiennes et à leurs témoignages est essentiel pour lutter contre les discriminations.

Cliquez ici pour accéder à la vidéo.

Cliquez ici pour écouter les conférences présentées dans le cadre du colloque « Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politiques ».

ACFAS 2015 | Conférence « Jeunes LGBTQ et Village gai : réflexions politiques au gré d’une visite guidée »

26 mai 2015, Université du Québec à Rimouski 

Conférence présentée dans le cadre du colloque « Les jeunes de minorités sexuelles, la diversité régionale et les rapports aux espaces (géographiques, symboliques et virtuels) » de l’équipe de recherche Sexualités et genres : vulnérabilité, résilience (SVR) au congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) 2015

Auteur : Bruno Laprade, candidat au doctorat en sémiologie, Université du Québec à Montréal

Résumé : Une visite guidée qui devait servir d’outil de sensibilisation sur la réalité des jeunes LGBTQ dans le Village gai s’est avérée un formidable moyen d’ouvrir des espaces politiques et d’amorcer des réflexions théoriques sur la complexité des rapports entre les jeunes et cette enclave montréalaise. En effet, la transmission historique intergénérationnelle peut servir de moteur d’empowerment et démarrer un processus critique dans ce lieu habituellement considéré comme un espace de consommation.  L’apport d’une telle perspective jeunesse entre ainsi en dialogue avec la littérature sur les espaces LGBTQ tout en s’inscrivant contre les perceptions du discours mainstream à l’égard du Village.  Cette communication cherche d’une part à retracer les étapes de cette marche exploratoire et à en partager les constats.

Cliquez ici pour accéder à la vidéo.

ACFAS 2014 | Féminismes et luttes contre l'homophobie : zones de convergences ?

Mai 2014, Université Concordia

Colloque présenté par l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF/UQAM) et la Chaire de recherche sur l’homophobie lors de la 82e édition du congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) 2014.

Description du colloque : En 1903, à Berlin, Anna Rueling appelait le mouvement homosexuel et le mouvement des femmes à s’entraider puisque tous deux luttaient pour la liberté et l’autodétermination individuelle. Un siècle plus tard, quelles convergences peut-on observer entre féminismes et luttes contre l’homophobie? Sur le plan de la pensée, quels rapprochements contemporains peut-on identifier entre le champ des études féministes et celui de la diversité sexuelle et de genre? Comment s’articule l’intersection entre ces deux systèmes de différenciation hiérarchique que sont le sexisme et l’hétérosexisme? Quels théories et concepts y circulent de manière transversale, et avec quelles redéfinitions? On pense entre autres au concept central de genre, défini tantôt comme système de domination des hommes sur les femmes, tantôt comme identité ou expression de soi. Par ailleurs, alors que certaines études empiriques montrent l’imbrication des processus de (re)production des normes de genre et de celles établissant la supériorité de l’hétérosexualité, comment les luttes féministes pour déconstruire les stéréotypes de genre et les interventions contre l’homophobie s’arriment-elles, ou non, sur le terrain? Assiste-t-on à une vague féministe qui intègre la diversité sexuelle? La réciproque existe-t-elle du côté de la militance anti-homophobie (ou anti-LGBT-phobies)? Sur le plan historique et sur celui des luttes, la lesbophobie présente dans la société et dans les groupes de femmes constitue-t-elle une donnée incontournable ou un ressort important de réflexion? On n’a qu’à penser à l’imaginaire lesbophobe nourrissant les idées reçues sur les féministes comme leur décalage d’avec les normes esthétiques dominantes, leur comportement masculin ou la violence « virile » de leurs protestations. Le colloque veut stimuler les échanges autour de ces questions. 

Responsables : Line CHAMBERLAND (Université du Québec à Montréal), Caroline DÉSY (IREF/UQAM)


Conférence d'ouverture

Vendredi 16 mai 2014

toutes-des-lesbiennes« Toutes des lesbiennes! Antiféminisme et homophobie, une complicité à l’épreuve du temps »

Auteure : Christine Bard, professeure d’histoire contemporaine, Université d’Anger, Directrice du programme de recherche, projet de recherche Genre et discriminations (GEDI)

Résumé de la conférence : Antiféminisme et lesbophobie forment un couple ancien et solide. Leur union, dès le XIXe siècle, précède même l’invention des mots pour dire ces combats politiques. Ils continuent de nos jours à former une des idées reçues les plus puissantes à propos des féministes, « toutes lesbiennes ». A partir des années 1970, la proximité des luttes de libération des femmes et des homosexuel.les, souvent proches, semblent concrétiser le fantasme. Un féminisme lesbien voit le jour. De nos jours, la troisième vague du féminisme donne une place centrale à la dénonciation de l’hétérosexisme. C’est fort logiquement que l’antiféminisme et l’homophobie se confondent plus que jamais. Dans cette intervention introductive, il sera surtout question du cas français, sur une large période, depuis les premières traces de « lesbophobie » dans des discours hostiles aux droits des femmes, jusqu’au très contemporain : depuis un an environ, dans l’élan des mobilisations sur l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe, la dénonciation de la « théorie du genre » réunit le refus de l’égalité, l’affirmation d’une différence sexuelle éternelle, naturelle, binaire, et les LGBT phobies. Pas de divorce en vue donc, pour cette redoutable alliance qui rend improbable un antiféminisme qui ne serait pas homophobe ou une homophobie qui ne serait pas antiféministe. Les luttes féministes et LBGT en tirent-elles toutes les conséquences ?

 

ACFAS 2013 | Regards croisés sur les familles issues de la diversité sexuelle : enjeux scientifiques, sociaux et juridiques

Mai 2013, Université Laval

Colloque présenté par l’équipe de recherche Sexualités et genres : vulnérabilité, résilience (SVR) lors de la 81e édition du congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) 2013.

Description : Ce colloque propose une exploration multidisciplinaire des thèmes actuels en recherche concernant les enjeux vécus par les familles issues de la diversité sexuelle, ici et ailleurs. Il fera état de la réalité de ces familles, c’est-à-dire celles dont au moins l'un des parents s'identifie comme lesbienne, gai, bisexuel-le, transgenre ou transsexuel-le. Concrètement, ce colloque abordera les thèmes suivant : a) enjeux et défis sociojuridiques auxquels font face ces familles; b) impacts de l’homophobie, de la transphobie et de l’hétéronormativité sur leur bien-être; c) besoins des familles en terme de services ou de programmes d’intervention; d) vécu des enfants et; e) état des lieux des recherches sur le sujet dans la francophonie.

Responsables : Marie-Aude Boislard (Université du Québec à Montréal), Hilary Rose (Université Concordia)


Conférence d'ouverture

Jeudi 9 mai 2013, 9 h00 - 10 h00

minorites-sexuelles-leurs-enfants« Les personnes de minorités sexuelles et leurs enfants : Mouvance des réalités et des questions »

Auteure : Danielle Julien (Université du Québec à Montréal)

Présentation : Line Chamberland (Université du Québec à Montréal)

Résumé : L’objectif de cette présentation vise à cerner l’évolution de la recherche empirique sur les familles incluant des parents de minorités sexuelles. Nous porterons une attention particulière à la spécificité de la recherche en milieu québécois. Nous proposons que le développement de la recherche québécoise sur les familles des personnes de minorités sexuelles au cours des deux dernières décennies a été tributaire à la fois des réalités changeantes de ces personnes au cours de la même période de même qu’au changement de paradigmes de recherche favorisés par les pourvoyeurs de fonds de recherche. Ces réalités familiales des personnes de minorités sexuelles ont à leur tour été façonnées par l’évolution contemporaine du contexte juridique touchant la famille, la croissance des organisations de soutien et d’information à la famille homoparentale, et l’émergence des politiques sociales contrant l’homophobie.

Plus de 10 ans suivant l’adoption de la loi 84 au Québec, nous allons questionner la pertinence de poursuivre certaines des questions qui ont mobilisé l’attention des chercheurs dans le passé, insister sur l’urgence de répondre à certaines questions qui n’ont pas reçu de réponses, et enfin souligner l’intérêt d’élargir les cadres de référence théorique et empirique pour défricher les réalités émergentes chez les familles des personnes de minorité sexuelle.


Conférence de clôture

Vendredi 9 mai 2013, 15h15 - 16 h15

homoparentalites« Homoparentalités : état des lieux politique et sociologique en France »

Auteure : Martine Gross (Centre national de la recherche scientifique/France)

Résumé :  À l’automne 2012 et au début de l’hiver 2012-2013, la France a connu un débat houleux à propos de l’ouverture du mariage aux couples de personnes de même sexe. Plus de 12 ans après l’adoption du pacs qui apportait la reconnaissance des unions de personnes de même sexe, mais sans effets en matière de liens familiaux avec les enfants, le débat porte aujourd’hui sur l’homoparentalité. En effet, le projet de loi présenté à l’Assemblée nationale en février 2013 par le gouvernement de François Hollande propose non seulement d’ouvrir le mariage, mais également l’adoption. Des députés ont présenté des amendements pour permettre aux couples de femmes d’accéder à l’assistance médicale à la procréation actuellement réservée aux couples hétérosexuels.

Les opposants au projet de loi, au rang desquels on trouve les représentants des religions du livre ainsi quelques psychanalystes, usent d’un argumentaire anthropologique pour dénoncer une initiative qui saperait les fondements hétérosexuels de la société et feraient croire aux enfants qu’ils peuvent naître de parents de même sexe.

De leur côté, les couples d’hommes et les couples de femmes renoncent de moins en moins à réaliser leur désir de transmission et à fonder une famille homoparentale.

Lors de cette conférence, j’exposerai du point de vue sociologique l’évolution des familles homoparentales en France depuis une quinzaine d’années et rendrai compte du débat récent autour de l’ouverture du mariage civil et de l’adoption aux couples de même sexe.