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« Lieux de vie et de socialisation : parcours sociosexuels, dévoilement et affirmation identitaire des jeunes HARSAH québécois selon l’enquête canadienne Net Gay Baromètre 2014 » | Conférence présentée dans le cadre du colloque SVR-congrès de l'ACFAS 2015

26 mai 2015, Université du Québec à Rimouski

Conférence présentée dans le cadre du colloque « Les jeunes de minorités sexuelles, la diversité régionale et les rapports aux espaces (géographiques, symboliques et virtuels) » de l’équipe de recherche Sexualités et genres : vulnérabilité, résilience (SVR) au congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) 2015

Auteur-e-s : Alain Léobon (conférencier), chercheur, Centre national de recherche scientifique | Yannick Chicoine Brathwaite, candidat au doctorat, Université de Montréal | Joanne OTIS, professeure et chercheuse, Université du Québec à Montréal

Résumé de la conférence : Le Net Gay Baromètre canadien a permis de recruter 992 répondants québécois âgés de 16 à 24 ans. Ces jeunes hommes sont moins nombreux que leurs aînés à déclarer fréquenter des lieux réputés « gais » préférant les lieux « mixtes » (49% vs 33%) ou les espaces non identitaires (« straight », 47% vs 33%) pour faire des rencontres. Ils privilégient aussi plus souvent des lieux de sociabilité (bars, discothèques, associations) que des lieux sexuels (saunas, lieux de drague extérieurs). Leurs amis sont en majorité et plus souvent hétérosexuels (59% vs 43%). Sur le plan de l’attirance, des comportements ou de l’identité sexuelle, ils rapportent plus souvent que leurs aînés se sentir attirés par les hommes. De plus, la presque totalité d’entre eux ont dévoilé leur homosexualité à leur amis (83% vs 59%). Concernant la recherche active d’un partenaire stable, ils rapportent plus d’aventures que leurs aînés avec des partenaires occasionnels qu’ils revoient plus souvent et pour lesquels ils développent souvent des sentiments, se disant plus souvent dans une relation de couple (61% vs 48%). Cette étude dresse un portrait des jeunes HARSAH assez rassurant au regard de leur parcours relationnel : ces jeunes semblent construire leur identité gaie dans un contexte de mixité homo/hétérosexuelle qui leur est favorable et qui pourrait être renforcée par leur participation active aux réseaux sociaux, 68% d’entre eux ayant été recrutés sur Facebook.

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« GRIS-Montréal : Vingt ans d’intervention de démystification de l’homosexualité et de la bisexualité dans les écoles » | Conférence présentée dans le cadre des conférences mensuelles de la Chaire (2014-2015)

9 décembre 2014, Université du Québec à Montréal

Conférence présentée dans le cadre des conférences mensuelles de la Chaire de recherche sur l'homophobie (UQAM). 

Conférencière et conférencier : Amélie Charbonneau,  chargée de recherche, GRIS-Montréal | Olivier Vallerand, administrateur/coordonnateur de la recherche, GRIS-Montréal

Résumé de la conférence : Depuis vingt ans, le Groupe de recherche et d’intervention sociale de Montréal (GRIS-Montréal) réalise des interventions de démystification de l’homosexualité et de la bisexualité dans des écoles de Montréal et des régions environnantes. Chaque intervention, réalisée conjointement par un homme et une femme, bénévoles homosexuels ou bisexuels, est immédiatement précédée et suivie d’un questionnaire permettant de comparer les attitudes des jeunes face à des situations liées à l’homosexualité et la bisexualité. Ces questionnaires, en plus d’inciter les jeunes à se questionner et se positionner face à ces situations, permettent à l’organisme de mesurer l’impact à court terme des interventions ainsi que d’observer l’évolution des attitudes dans la société pour s'y ajuster. Le GRIS a ainsi pu modifier ses pratiques d’intervention pour répondre à des réalités identifiées par le biais des questionnaires et qui se posent parfois en opposition à certaines idées préconçues des membres du l’organisme.

Nous nous attarderons entre autres à la question de la réception de nos interventions chez les jeunes de différentes religions ainsi qu’à une comparaison des réponses selon les régions visitées. Nous comparerons aussi dans le temps l’évolution des réponses par rapport aux droits acquis par les couples de même sexe et par rapport aux signes d’affection en public. Finalement, nous soulignerons l’importance de la démystification des rôles genrés et de la dénonciation du sexisme dans la lutte contre l’homophobie et la biphobie. L’expérience des vingt dernières années montre en effet que ces questions sont intimement liées, mais que ces liens sont loin d’être simples à expliquer au cœur d’une intervention adressée à des jeunes principalement du secondaire et du primaire.

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« Au-delà du Village gai : Queering le quartier Mile End » | Conférence présentée dans le cadre des conférences mensuelles de la Chaire (2014-2015)

5 septembre 2014, Université du Québec à Montréal

Conférence présentée dans le cadre des conférences mensuelles de la Chaire de recherche sur l'homophobie (UQAM). 

Conférencière : Julie Podmore, professeure, Collège John Abbott, Université Concordia | Chercheuse, Chaire de recherche sur l’homophobie, UQAM | Chercheuse, équipe de recherche Sexualités et genres : vulnérabilité, résilience, UQAM

Résumé de la conférence : La «dé-gaying» récente de villages gais et la formation d'autres quartiers «queer» dans le centre-ville de suggérer des changements dans les relations entre les populations LGBT et des espaces urbains. Cet article examine ces changements à travers une étude de cas de la production et de l'expérience de Mile-End, un quartier «queer» en pleine formation dans le paysage du centre-ville de Montréal. S'appuyant sur des entretiens avec des jeunes (18-30 ans) LGBT qui vivent dans le Mile-End et ses quartiers adjacents (La Petite-Patrie, Villeray et Parc-Extension), je soutiens que ce quartier «queer» a été façonnée par les changements générationnels des identités LGBT, une renaissance de la politique «queer», ainsi que la politique linguistique et l’embourgeoisement.

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« Pères gais et gestation pour autrui : No man’s land ? » | Conférence présentée dans le cadre des conférences mensuelles de la Chaire (2014-2015 )

24 mars 2015, Université du Québec à Montréal

Conférence présentée dans le cadre des conférences mensuelles de la Chaire de recherche sur l'homophobie (UQAM). 

Conférencière : Isabel Côté, professeure, Département de travail social, Université du Québec en Outaouais | Chercheuse, Chaire de recherche sur l’homophobie, UQAM | Chercheuse, équipe de recherche Sexualités et genres : vulnérabilité, résilience, UQAM

Résumé de la conférence : On constate que les couples gais sont de plus en plus nombreux à fonder une famille et un certain nombre d’entre eux choisissent la gestation pour autrui afin de concrétiser leur projet parental. Or, persistent plusieurs croyances sur la pratique gestationnelle, ce qui n’est pas sans conséquence sur les représentations sociales entourant les hommes qui conçoivent leurs enfants de cette façon. De fait, ces derniers se trouvent au confluent de deux aprioris : l’assomption sexiste voulant que des enfants aient nécessairement besoin d’une mère à qui se référer et les préoccupations éthiques sur les dérives potentielles liés à la gestation pour autrui.

Cette conférence s’appuie sur les données d’une recherche qualitative exploratoire auprès d’hommes gais ayant concrétisé leur projet parental à l’aide d’une gestation pour autrui. Quelles sont leurs motivations ? Comment la mère porteuse s'inscrit-elle dans leur projet parental ? Cette conférence abordera ces questions et d’autres encore.

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« Le quartier queer comme habitus générationnel : une étude de cas intersectionnelle du quartier Mile End à Montréal » | Conférence présentée dans le cadre du colloque SVR - congrès de l'ACFAS 2015

26 mai 2015, Université du Québec à Rimouski

Conférence présentée dans le cadre du colloque « Les jeunes de minorités sexuelles, la diversité régionale et les rapports aux espaces (géographiques, symboliques et virtuels) » de l’équipe de recherche Sexualités et genres : vulnérabilité, résilience (SVR) au congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) 2015

Auteure et conférencière : Julie Podmore, professeure et chercheuse, Collège John Abbott 

Résumé de la conférence : La récente perte de spécificité gaie (« de-gaying ») des villages gais et la formation d'autres quartiers « queer-friendly » dans les centres-villes suggèrent des changements dans les relations entre les populations LGBT et les espaces urbains. Bien que le marché foncier urbain ait certainement façonné ces changements, la redéfinition des identités sexuelles par les nouvelles générations LGBT joue également un rôle dans la production de certains de ces quartiers. Cette présentation examine ces changements à travers une étude de cas de la production et de l'expérience du Mile-End, un quartier « queer » en pleine formation dans le paysage du centre-ville de Montréal. Au cours de la dernière décennie, ce quartier a été produit comme une alternative au Village gai, plus précisément comme incarnant le lieu de la culture « queer » dans la ville. Cette présentation examine comment le quartier Mile End est fonction d’un habitus social, linguistique et générationnel pour les jeunes qui s’identifient comme « queer ». S'appuyant sur des entretiens avec des jeunes (20-30 ans) LGBT qui vivent dans le Mile End et ses quartiers adjacents, je soutiens que ce quartier « queer » a été façonnée ainsi par les intersections de la classe sociale, de la langue et surtout, de la génération, conduisant à la création d'un habitus sexuel distinctif dans le centre-ville.

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