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« F to Lez : le grand dé-genrement, et comment le faire savoir aux filles » | Conférence présentée dans le cadre du colloque « Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politiques » - CIRFF 2015

25 août 2015, Université du Québec à Montréal

Conférence présentée dans le cadre du colloque « Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politiques » au 7e Congrès international des recherches féministes dans la Francophonie

Conférencière et conférencier : Jacqueline Julien, Présidente de l’association Bagdam Espace lesbien, France

Résumé de la conférence : Non, les lesbiennes ne sont pas une communauté sexuelle. Mais le corps leur est capital. Pourtant ces lesbiennes qui ne « sont pas des femmes », qui politisent le grand dé-genrement de leurs corps-à-corps, sont menacées d'inconsistance. Pourtant ces lesbiennes pour qui le lesbien ne se borne pas au féminin, sont toujours à ce jour minorées dans leur face-à-face (passionné) – qui passe pour impasse. Sont soupçonnées d’incarner un néo-Arcadisme saphique, vintage forcément, où, sous couvert de lesbien, se réessentialiserait en abyme l’énergie renouvelable, obstinée de la sexuation femme. La riposte des dominants en tous genres a donc été de ringardiser at large ce corps neo-wittiguien, taxé de dépassé voire suspect. Lesbienne = arnaque conceptuelle ? Incise : en régime de domination masculine, où nous sommes, il se trouve que la véritable, effrayante arnaque subie par les femmes, EST le régime dit hétérosexuel. Comment, lesbiennes, pourrions-nous rendre aux filles la conscience de leur braquage en tant que génitalisées de ce régime ? Comment leur donner l’idée de ce corps/à/corps lesbien comme pensée, projet révolutionnaire d’élucidation ? Il aura fallu une obstination. Une pyramide de résistances au marquage. Année.s après année.s. Un groupe d'action à Toulouse en France, Bagdam Espace lesbien, s'y essaie depuis 1989. L'une de ses fondatrices évoque le cursus de cette démarche de dé-marquage : être promotrices de ce grand dérangement lesbien, en OPA de dé-genrement, et au centre-ville, et cela de l'ère du papier à celle du 2.0.

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« Représentations lesbiennes à la télévision populaire nord-américaine: Quelles identités représentées pour quel public? » | Conférence présentée dans le cadre du colloque « Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politique

25 août 2015, Université du Québec à Montréal

Conférence présentée dans le cadre du colloque « Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politiques » au 7e Congrès des recherches féministes dans la Francophonie

Conférencière et conférencier : Tara Chanady, Doctorante, Département de communication, Université de Montréal

Résumé de la conférence : Les représentations explicites de l’homosexualité féminine ont longtemps été absentes des médias de masse. Les premières « storylines » lesbiennes à la télévision étasunienne et canadienne n’ont commencées à se développer de façon substantive que dans les années 1990. Bien qu’encore souvent contraintes par des standards hétéronormatifs et présentées comme un facteur choc destiné à séduire l’audience, les histoires mettant en scène des personnages lesbiens prennent progressivement des directions variées qui témoignent d’un certain changement social. Avec l’expansion d’internet qui favorise des espaces et des forums de discussion pour partager et discuter de ces images, ces représentations peuvent devenir un point de repère, d’identification et de comparaison pour les femmes lesbiennes, queer et bisexuelles qui interprètent leurs sentiments et leurs expériences. En me penchant sur les façons dont ces représentations populaires sont reçues et perçues par un public lesbien au travers d’étude de blogs, de sites et d’autres espaces médiatiques, je tenterai dans cette présentation d’analyser l’importance de ces images, ainsi que les problèmes engendrées par certaines représentations populaires. Je chercherai en somme à apporter une réponse aux questions suivantes: Quelles identités lesbiennes sont représentées pour quel public, et quelles significations acquièrent ces images auprès d’un public lesbien?

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« Témoignages de militantes sur les luttes lesbiennes au Québec (1970-2014) : regards sur les enjeux passés et actuels » | Conférence présentée dans le cadre du colloque « Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politiques

25 août 2015, Université du Québec à Montréal

Conférence présentée dans le cadre du colloque « Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politiques » au 7e Congrès international des recherches féministes dans la Francophonie

Conférencière et conférencier : Line Chamberland, PhD Sociologie, Professeur sexologie, UQAM

Résumé de la conférence : Les luttes lesbiennes au Québec n’ont fait l’objet que de rares travaux historiques. Les sources écrites et orales demeurent peu nombreuses et leur collecte, déficiente. Entre mai 2013 et octobre 2014, 14 récits de militantes de diverses générations, à la fois actrices et témoins de ces luttes, ont été recueillis à l’aide d’entrevues semi-dirigées dans le cadre de la recherche InterReconnaissance, un projet qui vise à cerner l’apport du mouvement communautaire et des luttes sociales à la société québécoise dans divers secteurs touchant des groupes minorisés, dont les minorités sexuelles. Cette communication s’intéresse aux propos concernant les enjeux autour desquelles des lesbiennes se sont mobilisées et se mobilisent encore : isolement et invisibilité sociale, discriminations et craintes de la stigmatisation, obtention de droits relatifs aux couples et aux familles lesboparentales, absence de reconnaissance de leurs réalités et manque de services adaptés, pour ne nommer que les plus présents. L’analyse fait ressortir des lectures différentes des motifs des luttes lesbiennes selon les générations et les ancrages militants. Comme tout récit mémoriel, ces relectures du passé sont filtrés par la mémoire et font appel à des référents contemporains qui en assurent la lisibilité. Elles constituent des traces partielles et partiales, mais néanmoins essentielles, des luttes lesbiennes.

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« Le ‘‘traumatisme’’ lesbien à Canton » | Conférence présentée dans le cadre du colloque « Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politiques » - CIRFF 2015

25 août 2015, Université du Québec à Montréal

Conférence présentée dans le cadre du colloque « Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politiques » au 7e Congrès international des recherches féministes dans la Francophonie

Conférencière et conférencier : Xue Yang, Chercheure associée, Chaire sur l’homophobie, UQAM

Résumé de la conférence : Les études sur les lesbiennes occupent une position précaire, voire marginalisée, tant dans les études féministes que dans les études gaies et lesbiennes ou queer. Cette communication explore les significations du « traumatisme » lesbien au sein d’un contexte non occidental. Plus spécifiquement, elle interroge les « désordres mentaux » qui affectent les lesbiennes appartenant à différentes classes sociales à Canton, capitale de la province du Guangdong située dans le sud de la République populaire de Chine. Menée au sein des espaces de rencontres, de contestation et de discipline étatique que sont les bars lesbiens, les rassemblements de lesbiennes et les rapports de la police locale, l’analyse s’inscrit dans le débat actuel concernant l’invisibilité des lesbiennes - un phénomène qui reste largement sous-terrain dans le contexte chinois, contrairement à la différence de l’homosexualité masculine. Elle montre que les lesbiennes de Canton sont plus susceptibles d’êtres victimes de pauvreté, d’être au chômage et de commettre des actes de suicide dans un contexte où la définition du genre demeure fixe et binaire. L’analyse suggère qu’à Canton, l’invisibilité des lesbiennes s’étiquette en termes de désordre mental, ce qui conduit notamment à une criminalisation de la condition lesbienne. Cette dernière peut dès lors elle-même s’analyser en retour comme un « traumatisme ».

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« Mécanismes d'identification lesbienne et intersectionnalité en France » | Conférence présentée dans le cadre du colloque « Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politiques » - CIRFF 2015

25 août 2015, Université du Québec à Montréal

Conférence présentée dans le cadre du colloque « Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politiques » au 7e Congrès international des recherches féministes dans la Francophonie

Conférencière et conférencier : Salima Amari, Doctorante, Université Paris 8 Cresppa-GTM

Résumé de la conférence : À travers l’analyse de vingt récits de vie de lesbiennes d’origine maghrébine en France, cette communication a pour objectif de décrire les mécanismes qui participent à la construction de soi à travers l’apprentissage du lesbianisme. En l’absence de modèles et de groupes de référence qui leur permettent de s’identifier en tant que lesbiennes maghrébines ou d’ascendance maghrébines, comment ces enquêtées s’autodéfinissent-elles ? Comment arrivent-elles à trouver un équilibre entre leurs aspirations personnelles et les attentes familiales ? L’intersectionnalité des rapports sociaux dans ces cas peut produire certaines injonctions hétéro- et homo-normatives paradoxales (contrainte à l’hétréosexualité et au coming par exemple). Cependant malgré tous les obstacles, les lesbiennes maghrébines et d’ascendance maghrébine arrivent à (se) construire des carrières homosexuelles inédites. Elles (ré)inventent en permanence des façons d’être lesbiennes à « leurs façons », c’est-à-dire en s’adaptant à leur environnement socio-familial.

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