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«Le couple féminin dans l’espace public en Estrie» | Conférence présentée dans le cadre du colloque « Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politiques » - CIRFF 2015

25 août 2015, Université du Québec à Montréal

Conférence présentée dans le cadre du colloque « Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politiques » au 7e Congrès international des recherches féministes dans la Francophonie

Conférencière et conférencier : Marie-Dominique Duval, Étudiante au 2e cycle, Département de communication, Université Sherbrooke

Résumé de la conférence : Au Québec, les recherches font de plus en plus état des différentes réalités des minorités sexuelles. Cependant, bien que le sujet soit davantage exploré depuis quelques années, les recherches portant exclusivement sur le lesbianisme et la bisexualité sont encore peu nombreuses. De plus, elles se concentrent généralement sur les grands centres urbains de la province; les réalités en région demeurent alors peu connues. Puisque le vécu des lesbiennes et bisexuelles en région comporte plusieurs facettes non explorées dans le milieu académique, je me suis interrogée sur leur vécu en tant que couple. Si, comme plusieurs recherches le démontrent, vivre son homosexualité en région est plus ardu qu’en milieu urbain, qu’en est-il de la relation dans un couple de même sexe, chez les femmes? Ont-elles l’impression de vivre une double discrimination, liée à la fois à leur orientation sexuelle et à leur genre ? Comment se comportent-elles dans l’espace public ? Cette communication portera sur l’étude du vécu social des couples féminins en Estrie, formés de femmes de 18 à 30 ans. Je présenterai l’état actuel de ma recherche, qui s’inscrit dans le cadre de mon projet de maîtrise en communication, ainsi que les résultats recueillis au moment du colloque, grâce à des entretiens semi-dirigés avec des couples féminins. Ceux-ci nous éclaireront sur le vécu des couples féminins lorsqu’ils évoluent dans l’espace public, en Estrie. Ma recherche se base essentiellement sur les performance theories et sur les interpersonal communication theories.

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« Aménagements identitaires des adolescentes lesbiennes québécoises dans le milieu scolaire » | Conférence présentée dans le cadre du colloque « Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politiques » - CIRFF 2015

25 août 2015, Université du Québec à Montréal

Conférence présentée dans le cadre du colloque « Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politiques » au 7e Congrès international des recherches féministes dans la Francophonie

Conférencière et conférencier : Christelle Lebreton, Ph.D. sociologie, chargée de cours, École de travail social, UQAM

Résumé de la conférence : Cette analyse féministe matérialiste a pour objectif de documenter l’expérience complexe de la sexualité des jeunes lesbiennes québécoises à l’adolescence. Les entretiens ont permis d’identifier les éléments qui concourent à la formation de l’identité sexuelle lesbienne. Lorsqu’elles font face à l’émergence de leurs sentiments et désirs lesbiens, les jeunes femmes sont-elles en mesure de les reconnaître? Quel sens leur donnent-elles? Répondre à ces questions permet de saisir la complexité qui marque l’autoreconnaissance de leur lesbianisme. Cette complexité découle notamment de la non-linéarité du processus de formation de l’identité sexuelle. Nos analyses proposent de comprendre les aménagements identitaires mis en oeuvre par les jeunes lesbiennes en les inscrivant dans l’environnement socioculturel, en lien avec contraintes structurelles hétéropatriarcales. L’adolescence ressort comme un moment crucial de la construction identitaire de ces jeunes femmes, où la consolidation de leur identité de sexe/genre est étroitement reliée à la socialisation à l’hétérosexualité. La présomption de leur propre hétérosexualité, l’invisibilité du lesbianisme et les contraintes entourant l’engagement dans la sexualité des adolescentes renforcent les injonctions à l’hétérosexualité et participent au développement d’un sentiment de déviance chez les jeunes lesbiennes, qui s’accompagne de conséquences négatives sur leur santé physique et psychologique tout au long de l’adolescence.

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«Visibilité des lesbiennes et lesbophobie: un état des lieux de la situation française » | Conférence présentée dans le cadre du colloque « Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politiques » - CIRFF 2015

25 août 2015, Université du Québec à Montréal

Conférence présentée dans le cadre du colloque « Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politiques » au 7e Congrès des recherches féministes dans la Francophonie

Conférencière et conférencier : Tania Lejbowicz, SOS Homophobie, France

Résumé de la conférence : SOS homophobie, association française de lutte contre les LGBTphobies, déplore depuis plus de 20 ans le manque de témoignages de lesbophobie. Pour mieux identifier cette violence bien particulière et ainsi mieux lutter contre, nous avons conduit en 2013 une enquête nationale sur la visibilité des lesbiennes et la lesbophobie à laquelle 7 126 femmes ont participé. A travers un questionnaire diffusé principalement sur internet nous avons voulu répondre à deux questions: quelle(s) visibilité(s) ont les lesbiennes aujourd’hui en France ? Comment se manifeste la lesbophobie dans ce pays ? Pour répondre à ces interrogations, nous nous sommes attaché-e-s à quatre types de visibilité : par la parole, par les gestes, par l’engagement associatif et culturel et enfin par le look. Nous verrons notamment que quel que soit le type de visibilité étudié, les répondantes font état d’un contrôle plus ou moins prononcé de leur visibilité. Ce phénomène amène une majeure partie d’entre elles à s’invisibiliser en tant que lesbienne par peur des réactions hostiles. Nous verrons en outre que près de six répondantes sur dix ont vécu au moins un acte lesbophobe au cours des deux années précédant l’enquête. L’espace public est le premier contexte où ces violences se déroulent (45 % des témoignages) devant entre autres la famille (14 %), le travail (11 %) et le milieu scolaire (8 %). Enfin, grâce à la construction d’un score de visibilité, nous expliquerons le lien entre visibilité et lesbophobie que nous avons pu mettre en évidence.

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« Le lesbianisme dans le mouvement féministe tunisien. Quelle Posture ? » | Conférence présentée dans le cadre du colloque « Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politiques » - CIRFF 2015

25 août 2015, Université du Québec à Montréal

Conférence présentée dans le cadre du colloque « Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politiques » au 7e Congrès international des recherches féministes dans la Francophonie

Conférencière et conférencier : Monia Lachheb, Ph. D. en sociologie, Maître assistante, Institut supérieur du sport et de l’éducation physique de Ksair-Said, Tunis

Résumé de la conférence : La nouvelle constitution tunisienne, promulguée le 26 janvier 2014, réserve tout le chapitre II pour les droits et les libertés. L’article 21 mentionne que « Les citoyens et les citoyennes, sont égaux en droits et devoirs. Ils sont égaux devant la loi sans discrimination aucune ». Dans ce contexte, les luttes des activistes, et, principalement des organisations féministes, pour préserver les acquis de la femme tunisienne ont été d’un grand apport. Cependant, l’homosexualité demeure controversée et tiraillée entre les préceptes de l’islam et les requêtes des droits de l’Homme. L’article 230 du code pénal tunisien, n’évoquant que la sodomie, mentionne qu’elle est passible pour une peine allant jusqu’à trois ans. Plusieurs travaux montrent les tensions et les alliances entre les mouvements féministes et les mouvements LGBT (Collin, 2003 ; Chauvin, 2005). Certains se sont intéressés à la solidarité entre les femmes hétérosexuelles et lesbiennes dans la lutte pour les droits des femmes (Brossard, 2006). D’autres se sont penchés sur le positionnement des lesbiennes dans le mouvement féministe (Chamberland, 2002). La présente contribution s’interroge sur la reconnaissance des droits des lesbiennes et les modes de leur intégration dans le projet du mouvement féministe tunisien. Quel est le regard des féministes sur la question du lesbianisme ? Quelles sont les apports du mouvement féministe tunisien pour la cause lesbienne ? Selon une approche socio-anthropologique, l’étude repose sur une enquête par entretiens semi-directifs avec un groupe de femmes engagées et actives dans des associations féministes. L’analyse, de type qualitatif, tente de rendre compte des représentations des féministes relatives au lesbianisme et aux revendications des femmes « définies » par la différence de leur orientation sexuelle.

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« Le droit à la ville ‘‘gouine’’ : la géographie politique des marches « ‘‘dyke’’ à Montréal » | Conférence présentée dans le cadre du colloque « Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politiques » - CIRFF 2015

25 août 2015, Université du Québec à Montréal

Conférence présentée dans le cadre du colloque « Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politiques » au 7e Congrès international des recherches féministes dans la Francophonie

Conférencière et conférencier : Julie Podmore, Professeure, département de Géographie, Cégep John Abbot; Professeure affiliée, Université Concordia

Résumé de la conférence : En août 2012, Montréal a témoigné ses deux premières marches « dyke ». La première, « la marche des gouines radicales », a été organisée par les jeunes militantes des mouvements populaires, surtout les queers anticapitalistes, les queers radicaux et les « queers of color ». La deuxième, « la marche des femmes LGBT », a été proposée par Fierté Montréal, l’organisme qui présente le défilé de la « gay pride » chaque année. Lancés vingt ans après celles des autres grandes métropoles de l’Amérique du Nord, ces premières marches dykes de Montréal ont soulevé des questions de la politique spatiale LGBTQ en ville et les politiques de genre dans le mouvement de la fierté LGBTQ. L’objectif de cette analyse est de comparer les moyens que ces deux groupes de militantes ont employés en demandant le droit à la ville « dyke ». S’appuyant sur les rapports des médias et l'observation participante, je compare les différentes manières dont ces deux groupes d’activistes ont défini leur propre mouvement, ont réalisé la marche dyke et ont occupé les espaces publics de la ville. La pratique spatiale de chaque marche semble souligner que les politiques lesbiennes montréalaises actuelles sont multiples et qu’elles ont un rapport complexe avec les mouvements et les espaces LGBTQ de la ville.

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