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«Hérétiques en amour cherchent refuge. Perspective anthropologique d’une question de justice pour les personnes LGBTIQ réfugiées au Canada» | Conférence mensuelle de la Chaire de recherche sur l’homophobie (2015-2016)

30 mars 2016, Université du Québec à Montréal

Conférence présentée dans le cadre des conférences mensuelles de la Chaire de recherche sur l’homophobie de l’UQAM.

Conférencière : Nathalie Ricard, doctorante en anthropologie, Université Laval

Résumé de la conférence : Cette conférence portera sur une recherche doctorale qui documente les notions et pratiques de justice dans le système d’asile canadien. Elles seront explorées en lien avec les demandes de refuge fondées sur la persécution de l’orientation sexuelle et/ou de l’identité de genre des individus. Le travail ethnographique de la chercheure, dans les villes de Montréal, Toronto et Vancouver, rend compte des changements législatifs qui contraignent le droit d’asile, du climat de suspicion à l’égard des migrants et migrantes, du milieu associatif et du travail des avocats et avocates, de même que du processus par lequel les demandeurs et demandeuses d’asile deviennent des sujets de droits, selon nos codes culturels.

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«Paternité gaie et gestation pour autrui : expériences des personnes concernées, évolutions récentes et enjeux de reconnaissance au Québec» | Conférence mensuelle de la Chaire de recherche sur l’homophobie (2015-2016)

9 mars 2016, Université du Québec à Montréal

Conférence présentée dans le cadre des conférences mensuelles de la Chaire de recherche sur l’homophobie de l’UQAM.

Conférencière et conférencier : Isabel Côté, professeure agrégée, Département de travail social, Université du Québec en Outaouais | Kévin Lavoie, doctorant en sciences humaines appliquées, Faculté des arts et des sciences, Université de Montréal

Résumé de la conférence : La gestation pour autrui est un contexte d’accès à la paternité qui gagne en popularité chez les hommes gais au Québec. Pour ce faire, les futurs pères établissent une entente de GPA avec une femme qui accepte de participer à la concrétisation de leur projet parental à titre de gestatrice. Une autre femme peut aussi être sollicitée advenant un don d’ovules. Cette conférence vise à brosser un portrait des expériences des personnes concernées, soit les parents d’intention et les femmes qui agissent comme tierces procréatrices, à partir de savoirs empiriques. Les évolutions récentes et les enjeux de reconnaissance sont aussi présentés afin de situer le phénomène sur le plan social, juridique et étatique.

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« Services en toxicomanie et vécu homosexuel : expériences et besoins d’hommes gais et bisexuels ayant une consommation problématique de substances psychoactives (SPA) » | Conférence mensuelle de la Chaire de recherche sur l’homophobie (2015-2016)

26 janvier 2016, Université du Québec à Montréal

Conférence présentée dans le cadre des conférences mensuelles de la Chaire de recherche sur l’homophobie de l’UQAM.

Conférencier : Jorge Flores-Aranda, Ph. D. sciences cliniques, Université de Sherbrooke

Résumé de la conférence : Les gais et bisexuels ayant une consommation problématique de substances psychoactives (SPA) consultent tardivement des services en toxicomanie, lesquels ne répondent pas toujours à leurs besoins. Nous visons à : documenter l’expérience d’hommes gais et bisexuels concernant leur utilisation des services en toxicomanie; établir des liens entre ces expériences et leur vécu homosexuel; et identifier leurs besoins. Nous avons mené une étude qualitative auprès de 35 gais/bisexuels ayant une consommation problématique de SPA. La majorité avait déjà utilisé des services en toxicomanie, mais sans avoir reçu une référence vers un tel service. Pour plusieurs, l’augmentation de leur consommation et le déclencheur de la demande d’aide coïncident avec des difficultés d’acceptation de leur orientation sexuelle, la quête de plaisirs sexuels ou avec un diagnostic de VIH. Pour certains, la sexualité n’est pas suffisamment abordée dans les services en toxicomanie. Ainsi, la détection de la consommation problématique représente un défi. Puis, les différentes dimensions du vécu homosexuel, dont la sexualité, doivent être prises en compte dans les services en toxicomanie.

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«Réforme du droit familial québécois : impact sur la communauté LGBT» | Conférence mensuelle de la Chaire de recherche sur l’homophobie (2015-2016)

13 janvier 2015, Université du Québec à Montréal

Conférence présentée dans le cadre des conférences mensuelles de la Chaire de recherche sur l’homophobie de l’UQAM.

Conférencier : Robert Leckey, professeur titulaire, Faculté de droit de l’université McGill

Résumé de la conférence : En juin 2015, un comité consultatif soumit son rapport à la ministre de la Justice, lui recommandant d’entreprendre une vaste réforme du droit familial québécois. Les propositions toucheront de nombreux aspects de la vie familiale des personnes LGBT au Québec, qu’il s’agisse des rapports avec des enfants (procréation assistée, gestation pour autrui, adoption, reconnaissance du beau-parent) ou entre des conjoints (changements majeurs au mariage et introduction d’un régime parental impératif). Cette conférence introduira et expliquera le rapport du comité et y jettera un oeil critique du point de vue LGBT.

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« Hétérosexisme intériorisé, stigmatisation sociale et identité lesbienne : une étude des lesbiennes de Guangzhou» | Conférence mensuelle de la Chaire de recherche sur l’homophobie (2015-2016)

19 novembre 2015, Université du Québec à Montréal

Conférence présentée dans le cadre des conférences mensuelles de la Chaire de recherche sur l’homophobie de l’UQAM.

Conférencière : Xue Yang, M. International Business, professeure, School of Foreign Language Studies, South China Agricultural University (Chine), chercheure affiliée à la Chaire de recherche sur l’homophobie (UQAM)

Résumé de la conférence : Cette étude vise à révéler les processus par lesquels les lesbiennes tentent de concilier leur sexualité et leurs rôles féminins traditionnels relevant de la culture chinoise, dans la métropole moderne de Guangzhou. Un total de 20 femmes s'identifiant comme lesbiennes ont été recrutées pour les besoins de cette étude. C'est par des entretiens en face -à-face qu'il a été possible de mieux comprendre les expériences sexuelles et sociales des participantes. Or, contrairement à l'homosexualité masculine, la recherche concernant le lesbianisme en Chine est relativement peu développée, encourageant ainsi le phénomène d'invisibilité sociale. En raison de ses normes culturelles traditionnelles et de sa longue histoire d'échanges avec les pays occidentaux, Canton est reconnu pour sa plus grande tolérance au lesbianisme. Dans la capitale Guangzhou, une ville où l'économie est en plein essor, les groupes LGBT reçoivent un accueil ouvert de la population; leur vie est reconnue légalement et socialement. Toutefois, le code moral et les rôles de genre traditionnels chinois qui forment la doctrine de Confucius et de Mencius ainsi que l'équilibre et l'harmonie Yin - Yang se sont reflètent dans un certain hétérosexisme intériorisé chez les participantes. En effet, bon nombre d'entre elles ont démontré une expérience mitigée de la stigmatisation sociale et une certaine difficulté de s'auto-identifier en tant que lesbienne. L'urbanisation, l'économie compétitive rapide et les valeurs de réussite matérielle et personnelle, hautement estimées dans la société chinoise, amènent une marginalisation accrue des lesbiennes. À cela s'ajoute les difficultés encourues pour les femmes seules de vivre dans une société dominée par les hommes. Réduire la stigmatisation sociale et la discrimination contre les femmes est essentiel pour améliorer l'équilibre entre les sexes et sortir les groupes de lesbiennes de l'invisibilité sociale.

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